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Réhabilitation « Post-Incendie » de Fontanes (34)

11 Janvier 2011

Mercredi 15 décembre 2010, s’'est déroulée à ASSAS, une réunion publique concernant les incendies de forêt qui ont eu lieu dans le Département de l’'Hérault les 30 et 31 août 2010, organisée par le Centre Régional de la Propriété forestière, en présence du Syndicat des propriétaires Forestiers de l’Hérault, de la Chambre d’'Agriculture de l’Hérault, de la COFOR 34, de la DDTM, ainsi que de l’'ONF.

Feu de fontanès (34)

Cette réunion avait pour but de réfléchir sur les travaux mis en place après incendies, ainsi que sur les aspects règlementaires liés à ces travaux.

Tout d’'abord, il est important de noter que "le dérèglement climatique et notamment le réchauffement de la planète : 2,5° dans le midi et 1° sur le reste de la France, à l'horizon 2050, sera le facteur principal du développement des feux de grande ampleur, en région méditerranéenne" souligne monsieur Chastaing, adjoint à la ville de Clapiers.

Le responsable des COFOR, souligne que le bois a 2 finalités : l’'énergie et la construction.

Marc CLOPEZ évoque le feu de FONTANES, et explique que le jour de l'’incendie, le taux d’'humidité était seulement de 15%, qu'’il y a eu de nombreuses sautes de feu, de l’'ordre de quelques centaines de mètres pour certaines, essentiellement des particules de pins d'Alep. 2544 hectares ont été brûlés, dont 90% de forêt méditerranéenne. Le site a connu 3 incendies de grande ampleur, en 1970, 1989, 2010, et toujours dans ce même couloir.

Largage sur le feu de Fontanès (34)

Devant l'’inquiétude des propriétaires qui ont subi ce feu et de leur volonté de donner une autre destination à leurs parcelles, il leur a été rappelé « qu’'un terrain forestier même brûlé, garde sa vocation forestière ». Pour tout changement de destination du terrain, une demande doit être faite à l’'Etat, via la Direction Départementale des Territoire et de la Mer (autorisation de défrichement).

Que faire après le passage du feu ?

Plusieurs possibilités ont été évoquées, notamment celle du reboisement, qui coûte relativement cher, pour un résultat souvent aléatoire. Il vaut mieux privilégier la régénération naturelle, qui, même si elle n’'apporte pas de solution en termes de résistance des essences au feu, ne coûte pas d’'argent.

La problématique de l’'envahissement du pin en général et du pin d’'Alep, en particulier sur les espaces forestier, a été évoquée par de nombreuses personnes présentes.

La réinstallation d’'essences plus résistantes, comme le chêne vert ou le chêne blanc représenterait un gros investissement financier. Le nombre d’'années qu’il faudrait pour retrouver des chênaies serait trop important.

Les conséquences du passage du feu sont nombreuses, sur la faune, la flore, le sol…, avec la destruction de la strate arbustive au niveau du feuillage, du tronc, des racines. On parle de mortalité de l'’arbre durant 2 années après l'incendie. Si 50% du feuillage est vert après le feu, alors on peut espérer que l’'arbre repartira.

L’'érosion et l’'appauvrissement du sol, la destruction des paysages, la disparition de la faune sont également les conséquences de l’'incendie.

Pour maîtriser les risques d’'érosion du sol, il est important de réaliser des fascines sur de fortes pentes, de couper les arbres « fatigués » et de surveiller ceux qui sont mutilés ou affaiblis.

Dans la grande majorité des cas, la reconstruction de l’'écosystème et de ses différents composants végétaux et animaux s’'effectuent spontanément.

Pour tout ce qui touche à l’'enlèvement des bois morts et à la restauration des sols après incendies, il est important de respecter certaines règles si l’'on fait appel à une entreprise ou autre.

Un contrat doit être établi entre le propriétaire du terrain et le prestataire de service, sur lequel doit figurer la raison sociale, le descriptif des travaux, le lieu d'’intervention, les tarifs et délais de réalisation.

Vérifier la règlementation applicable : zones sensibles, zones Natura 2000, sites classés.

Une tonne de terre de chantier posée sur un terrain coûte 7 euros à une entreprise, donc sous couvert de nettoyer une parcelle brûlée, certaines entreprises n’'hésitent pas à se débarrasser de le terre de leur chantier.

Le propriétaire du fonds est responsable de ce qui se passe sur son terrain.

L’'après feu et les aspects juridiques

Les premières démarches à faire après avoir été victime d’un incendie, sont de prévenir son assurance, de rédiger un courrier au maire, de porter plainte contre X, de déposer un dossier d’'aide, si toutefois la forêt est assurée.

Le coût de l’'assurance responsabilité civile est de 0,25 euro par hectare et par an.

 

Consultez ici le Toutimage du feu de Fontanès

 

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