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STAGE AERO 4 : Baptême du SECOASC les 6 et 7 juin 2017 à la base aérienne de Nîmes-Garons

14 Juin 2017 SECOASC, Nimes, Garons

La base aérienne de la sécurité civile de Nîmes-Garons, inaugurées au printemps, accueille pour la toute première fois les apprentis du moderne SECOASC, Simulateur d'Entraînement à la Coordination Aérienne de Sécurité Civile. A peine sorti des cartons, ce simulateur, qui vient en complément de celui du CESIR, est un modèle unique en France et même en Europe.

Le simulateur de Valabre est principalement destiné aux sapeurs-pompiers au sol. En effet, la majorité des boxes sont des boxes terrestres, seuls deux d’entre-deux sont dédiés aux moyens aériens. Tandis que le SECOASC est uniquement dédié aux moyens aériens tous les boxes sont des cockpits.

Jean-Frédéric BISCAY, responsable des simulateurs de vol, en est fier : « C’est le baptême d’un outil unique en Europe qui a été fabriqué en interne, c’est un projet à 700,000 € pour l’ensemble des huit boxes de simulateur avec une cartographie extrêmement précise, comme un vrai vol en 3D. Sa vocation est de former des officiers supérieurs mais aussi les pilotes de la sécurité civile française et des pays voisins européens ». Chaque box est équipé de 3 écrans de 42 pouces pour la vision principale, un tableau de bord et un GPS. La cartographie, extrêmement précise, est disponible en haute définition pour toute la zone sud, à minima. L’objectif est de pouvoir analyser une situation de vol, visuelle et sonore, au-dessus d’un sinistre et de communiquer cette position au centre opérationnel. Cet entrainement à moindre cout, permet de se familiariser avec les procédures pour être beaucoup plus à l’aise en situation réelle.

Le stage, qualifié AERO 4, consiste à former des officiers supérieurs de manière à ce qu’ils puissent effectuer une appréciation très rapide des incendies. Ils rendent compte par radio en temps réel au centre opérationnel de zone, ce qui permet d’articuler les moyens aériens et terrestres nécessaires et de faire des arbitrages et des choix notamment quand plusieurs feux sévissent en même temps. Dix des douze officiers d'investigation que compte le pays sont là pour se former, valider des acquis ou servir de formateur. Cet été, ils devront voler au-dessus des forêts pour évaluer les incendies et demander des renforts adéquats.

Dans chacun des boxes de simulation sont placés un officier supérieur d’investigation, un pilote de Beechcraft et un colonel équipé d’une oreillette et carte d’état-major en main.

La formation est divisée en 2 temps forts, en présence des stagiaires et les OSI en titre en FMPA :
- Le mardi 6 juin a été consacré à des cours théoriques et la simulation sur le SECOASC avec une formation aux outils embarqués.
- Le mercredi 7 juin a été consacré à des vols réels avec des avions de reconnaissance, le but étant de se repérer rapidement, d’analyser et de synthétiser la situation.

« Les décisions opérationnelles qui seront prisent cet été, conditionneront la réussite de la lutte contre les feux de forêts », conclut le colonel Robert BARDO.

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